Lutte contre le terrorisme : que faire face à un collègue radicalisé ?

La dernière édition du baromètre Fiducial Sécurité s’est intéressé à la problématique de la radicalisation des individus dans le cadre professionnel et au ressenti des Français face à cette menace

Article mis en ligne le 5 décembre 2019
dernière modification le 3 décembre 2019

par JUBEAU MARIE-NOELLE

Interrogés au lendemain de l’attaque de la préfecture de Police de Paris, 80% des Français indiquent qu’ils agiraient s’ils soupçonnaient un collègue radicalisé.

La dernière édition du baromètre Fiducial Sécurité s’est intéressé à la problématique de la radicalisation des individus dans le cadre professionnel et au ressenti des Français face à cette menace.

L’attaque de la Préfecture de police de Paris a fait ressurgir le débat sur la radication des individus sur leur lieu de travail. Que faire et comment agir si l’on soupçonne que l’un de ses collèges est radicalisé ?

La question n’est pas simple mais 85 % des Français sont favorables à ce qu’un individu soit radié de la fonction publique s’il donne des signes de radicalisation. Ils sont quasiment tout autant (77 %) à considérer que la radicalisation d’une personne devrait être considérée comme une incompatibilité professionnelle susceptible de déclencher un licenciement.

Toutefois, une grande majorité des personnes interrogées avoue son incapacité à reconnaître une personne radicalisée. Toutefois, s’ils pensaient que l’un de leurs proches issus de leur milieu professionnel, comme un collègue ou une personne qu’ils côtoient souvent, était une personne radicalisée, la grande majorité (80 %) des Français agiraient. Seuls 19 % éviteraient d’en parler soit pour ne pas la stigmatiser (11%), soit pour ne pas avoir de problème (8 %). La première des réactions serait d’alerter les forces de police (38 %). 28 % des Français préfèreraient quant à eux en parler à leurs supérieurs hiérarchiques.

Repérer les personnes radicalisées doit-il devenir un réflexe comportemental courant ? 52 % des Français estiment que cela contribue à instaurer un climat de méfiance.

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- 28/10/2019 - Magali Rossignol